UN DOIGT SUR TES LEVRES

Bonjour ! Je présente un sonnet qui date d'il y a une semaine environ. Au tout début, je me disais que je n'allais pas le publier, puis je me suis mis à hésiter, puis j'ai changé d'avis ... je l'aime beaucoup, bien qu'il soit quand même un peu enchevêtré, alors que j'ai tendance à partir aussi sur une voie contraire (ou tout du moins irréconciliable). Je cherche à la fois à faire des phrases claires et simples, et des jeux de mots et de sons et de sens savants et précieux. Un jour j'arriverais à faire les deux à la fois ... En tout cas, les arabesques d'aujourd'hui en cachent le sujet, ce qui n'est pas plus mal.



UN DOIGT SUR TES LEVRES

Les regards que tu me lances
J'y réponds par un sourire
Nous dansons d'étranges danses
Tout cela va sans se dire

Je t'apprends les désinences
Des amours que je désire
Mille et un jeux d'abstinences
Tu ne veux rien m'interdire

Mille et un désirs d'absences
Quand je suis là tout empire
Tu connais mal mes souffrances
Quand je me tais je respire

Tu soulignes mes silences
Je ne sais pas les écrire



Modigliani vient avec. Modigliani qui fait des regards ...
UN DOIGT SUR TES LEVRES
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# Posté le dimanche 14 juin 2009 15:38

Un an déjà ... compte-rendu d'une année passée.

Bonjour ! Cela fait un an que vous lisez ce blog !

Vous avez pu lire vingt-quatre sonnets fait de ma main, treize qui ont été faits en commun avec d'autres personnes, trois qui sont de la main d'illustres morts ; vous avez pu lire un rondeau de ma main et un de la main d'un autre, six de mes rondels et deux d'autres personnes. Autant dire que je suis loin de mon projet d'un sonnet par jour ! Je suis plus proche de deux sonnets par mois, et avec un total de 50 poèmes présentés (de qualité souvent inégale il est vrai), presque un poème par semaine - ce qui est un ratio assez bon. Je n'ai d'ailleurs pas encore dopé les statistiques en présentant l'intégrale des chimères de Nerval, un projet que je voudrais faire depuis un moment déjà ... ça dopera les chiffres de l'année suivante.

Ce sont surtout ces derniers mois qui ont été bien stériles. A regarder les dates de parution des articles, j'ai du en poster un tous les mois, et cela depuis janvier-février, ce qui fait un quart de la vie de mon blog. J'ai d'ailleurs longtemps considéré l'idée de le fermer pour en ouvrir un autre ailleurs, plus exigeant, plus large, et plus souple en matière d'articles, mais finalement, non - je continuerais à écrire ici pendant encore un moment ! Je ne suis pas prêt à réaliser des projets plus ambitieux. Je pense donc que je resterais encore au moins six mois sinon un an de plus à mettre de mauvais sonnets sur un mauvais blog, et je vous souhaite bonne lecture pour l'année devant nous ! Avec un peu de chance, il y aura du nouveau par ici dans les jours à venir ...

Et joyeux anniversaire à mon frère, qui est né le 29 mai :]
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# Posté le samedi 30 mai 2009 12:00

C'est la fin des vacances

C'est la fin des vacances
Bonjour ! Ce blog n'a pas été actualisé depuis bien longtemps, une fois de plus - mais que fait son auteur ? Ben, il flemmarde. J'avais un sonnet à vous montrer depuis un bout de temps mais jusqu'à maintenant je n'ai pas pris le courage de l'écrire, de chercher une nature morte de Zurbaran, et de poster le tout sur mon site. Voila qui est chose faite maintenant !

Ce sonnet avait commencé en tant que sonnet à deux mains fait avec mon frère ; mais lui s'est mis à sécher tandis que moi j'avais plein d'idées. J'ai donc fini ce sonnet tout seul, et ni le second vers ni le thème ne sont vraiment de moi. Il a ensuite trainé au fond d'un cahier pendant plus d'un mois, et je le ressors enfin pour le publier ici.



Coule coule le long des jours
Prozac Setraline Orbénine
O pilule aimante et câline
O pilule aux si beaux atours

Si je pouvais t'avoir toujours
O ma drogue ô mon héroïne
Coule mon sang d'encre de chine
L'unique objet de mes amours

Coule coule le long des veines
Coule mon sang noir d'anxiogènes
Coule coule corps et biens sombrent

Sombrent dans tes bras d'amoureuse
O pilule es-tu malheureuse
Je m'en vais mourir dans ton ombre




A la relecture je ne l'aime pas beaucoup ; l'agencement des vers est brouillon et d'ailleurs il fut laborieux. Les fils des idées sont un peu décousus et ne tiennent pas toujours jusqu'au bout. Il y a des rejets ou des anticipations mal placées dans les vers, et il y a aussi des vers qui semblent n'avoir rien à faire à leur place, ou d'autres qui semblent avoir été forcés ensemble. Les rimes ne sont pas toutes bien faites. Mais le dernier tercet, aaah le dernier tercet, lui qu'est-ce qu'il me plait !

C'est tout pour aujourd'hui. A une prochaine fois, et promis je ferais en sorte de publier quelque chose plus rapidement cette fois-ci !
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# Posté le dimanche 17 mai 2009 08:00

SonnetII.txt

SonnetII.txt
Voici un petit poème que j'ai fait à partir d'un brouillon redécouvert et remanié (mes fichiers pullulent de documents aux noms vagues et fades comme "sonnetII.txt" et tout est toujours en désordre). J'ai posté une ancienne version de ce poème, mais la voici maintenant durement éditée, et elle a enfin une forme ressemblant à un sonnet.

Vient avec un tableau de Giorgio de Chirico. Vraiment ce n'est pas un peintre que j'achèterais pour décorer ma maison. Ses tableaux donnent tous ou presque une impression de vide, que ce soit avec de grands paysages bruns et bleu dénudés, ou des chambres aux murs vides que les personnages n'approchent pas - comme s'il y avait un centre d'action au milieu de l'immensité nue de la pièce. Il me fait parfois un peu peur, et rétrospectivement me fait penser au tableau de Dali posté plus bas.





Le jour part L'ennui
Demeure
Ce soir vient la pluie
A contrecoeur

Il fait nuit depuis
Des heures
Le temps comme un puits
Joue aux dormeurs

Il s'éveille et puis
Par peur
S'efface et s'enfuit
L'ennui demeure

S'efface et ma nuit
Ma nuit se meurt
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# Posté le lundi 06 avril 2009 15:34
Modifié le vendredi 10 avril 2009 08:06

Mérencolie

Me revoici après une longue absence (encore) due à une semaine de vacances et une semaine de rien, avec un poème aux rimes étranges et aux vers tout aussi étranges. J'ai encore en tête la petite musique de fin de film et la nuit tristoune où ne pas avoir vu ma copine depuis plusieurs jours commençait à me peser.

Maintenant je suis revenu à Paris, et avec la nuit qui est tombée (elle tombe partout on dirait, c'est fou) je me retrouve à rêvasser du temps d'avant, celui de mes 14 ans où je me laissais bercer dans la solitude et le silence par les musiques qui me bercent encore aujourd'hui.

Ah les temps d'avant.



Moi je vis de feuilles,
Comme les chenilles.
Suis-je un papillon
Dans un vol d'abeilles ?

Moi je vis de vent,
Comme aux temps d'avant.
Je parle cent langues.
Qu'y a-t-il d'avant ?

Moi je vis de rêves,
De songes suaves.
Serais-je un brouillon ?
Je vis tant d'épreuves ...

Les cieux sont brillants ;
Que mes nuits sont longues.



Mérencolie
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# Posté le mardi 10 mars 2009 16:01