Le mauvais sonnet du 8 septembre 2009

Voici un sonnet que j'ai fait durant les périodes d'examens, simplement parce que j'étais frustré de ne rien avoir écrit depuis fin août. Il est vraiment mauvais, et je ne le mets que parce qu'après tout, c'est un skyblog que je tiens ...

Il ne vaut que pour l'ébauche d'idée que montre le premier tercet, et que Cocteau a su bien mieux travailler que moi, et pour quelques vers qui me plaisent, un ou deux, le premier et le quatrième pour ne pas les nommer, disséminés dans le poème. Le reste est à jeter. Les rimes sont hâtives et les lignes sont bancales, et je ne peux même pas dire qu'il y a une histoire ou un thème commun qui parcourt le tout. Enfin, il reste un bon exemple de ce que ça donne quand vraiment ça ne veut pas marcher.


Mes lignes sont comme autant d'entailles
Que je raye Et qui suintent mon sang,
Ecrire Je ne veux vivre sans
Mes brouillons sont des champs de bataille.

Toutes mes ébauches trépassant,
Je désespère ... Je travaille
Et je continue vaille que vaille,
Je cherche encore le vers absent.

Quatrains Je ne fais que des quatrains,
J'essaye pourtant Je suis en train
D'essayer Il n'y a rien à faire.

De tous ces paragraphes carrés
Rien Il n'y a rien à en tirer.
Poésie ! Ha ! La belle affaire ...


A jeter je vous dis :)
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# Posted on Saturday, 12 September 2009 at 4:46 PM

Si nous dansions si nous dansions

Voici le second sonnet que j'ai fait durant les vacances, sur la chanson Strawberry Swing de Coldplay ... il est plein d'irrégularités, comme on le voit sur la seconde rime, par exemple, qui est une rime interne, même si le reste du sonnet réponds plus ou moins à cela, comme on le sent sur le dernier vers du quatrain qui tout simplement ne sonne pas bien, comme la chute, bref il n'est pas formidable. Mais je ne trouve presque jamais ce que je fais formidable (et puis c'est un skyblog ici) alors je peux bien le montrer.

Vient avec un tableau de Renoir, danse à la ville. Ça fait un bout de temps qu'on n'avait pas vu d'impressionnistes par ici !



Dis moi lorsque je serais là
Toi qui m'attends depuis longtemps
Sur cette chanson que voila
Si nous dansions Si nous dansions

Composer m'est bien compliqué
Quand je le fais sur des chansons
Je bute et je reste bloqué
Alors dansons Allons dansons

Tes pieds font comme mes poèmes
Moi je sais bien que tu les aimes
Un deux trois quatre Un deux trois quatre

Tu ne vois pas que mes poèmes
Ne dansent plus comme tu l'aimes
Un deux trois quatre et de s'abattre
Si nous dansions si nous dansions
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# Posted on Thursday, 13 August 2009 at 4:07 PM

Quatrains

Soufflant sur la poussière
Une ligne à la main
Je voudrais désherber mon petit cimetière
Je remets à demain

Deux mois sans actualisation ... en ce moment j'ai bien du mal, non pas tant à écrire, qu'à faire des poèmes entiers plus que des strophes, des quatrains qui se tiennent seuls. Quatrains, quatrains, quatrains. Tous mes poèmes se limitent à cette taille en ce moment :

PYGMALION

M'aimes-tu en statue
Qui reste de marbre
Dis-le moi Tu t'es tue
M'aimes-tu

J'ai passé les trois semaines des vacances avec l'intention de faire assez de poèmes pour tenir une semaine, mais je n'y suis pas arrivé. Je n'en ai fait que trois, dont celui ci-dessus, et j'ai un peu brusqué les deux autres, l'un est un quatrain déguisé en rondel, le second un sonnet boiteux.

Soufflant les voiles de mes strophes
Soufflant sur mes petits bateaux
Je les pousse à la catastrophe
Trop tôt C'est encore trop tôt

Il faut dire que je pensais un peu à autre chose. Je me sentais mélancolique, mais pas perdu, je ne pouvais donc pas faire des poèmes automatiquement (tous mes poèmes sont tristounes, parce que j'écris bien plus facilement quand je cherche, et parce que je dois être naturellement mélancolique), et au bout de quelques vers, je rêvais ailleurs. Et puis je butais sur les rimes ; je ne trouve plus mes mots, et je n'avais pas mes béquilles.


Six heures du matin Le monde est gris
Je dors bien mal * * * * * ris
Mon Ibtissem sais-tu que tu me manques
Et que je voudrais bien revoir Paris

Un petit paquet de nuits grises (blanches qu'à moitié) passées toutes lumières ouvertes dans ma chambre m'ont tout de même permis de composer un rondel (et de peindre une figurine à un haut niveau pour mon statut de gros débutant).




Vos arbres portent des fruits
Les miens portent des pendus
Les avez-vous entendus
Le vent rapporte leurs cris

Ils crient qu'ils n'auraient pas du
Mes arbres font tant de bruit
Vos arbres portent des fruits
Les miens portent des pendus

Je pousse les plus tordus
Et mes pendus se balancent
C'est tout mon jardin qui danse
Les danses des pas perdus
Les plus beaux ballets de France



J'aurais bien mis la photo de ma figurine mais je ne l'ai pas sous la main. Vous le verrez bientôt !
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# Posted on Sunday, 09 August 2009 at 6:51 PM

UN DOIGT SUR TES LEVRES

Bonjour ! Je présente un sonnet qui date d'il y a une semaine environ. Au tout début, je me disais que je n'allais pas le publier, puis je me suis mis à hésiter, puis j'ai changé d'avis ... je l'aime beaucoup, bien qu'il soit quand même un peu enchevêtré, alors que j'ai tendance à partir aussi sur une voie contraire (ou tout du moins irréconciliable). Je cherche à la fois à faire des phrases claires et simples, et des jeux de mots et de sons et de sens savants et précieux. Un jour j'arriverais à faire les deux à la fois ... En tout cas, les arabesques d'aujourd'hui en cachent le sujet, ce qui n'est pas plus mal.



UN DOIGT SUR TES LEVRES

Les regards que tu me lances
J'y réponds par un sourire
Nous dansons d'étranges danses
Tout cela va sans se dire

Je t'apprends les désinences
Des amours que je désire
Mille et un jeux d'abstinences
Tu ne veux rien m'interdire

Mille et un désirs d'absences
Quand je suis là tout empire
Tu connais mal mes souffrances
Quand je me tais je respire

Tu soulignes mes silences
Je ne sais pas les écrire



Modigliani vient avec. Modigliani qui fait des regards ...
UN DOIGT SUR TES LEVRES

# Posted on Sunday, 14 June 2009 at 3:38 PM

Un an déjà ... compte-rendu d'une année passée.

Bonjour ! Cela fait un an que vous lisez ce blog !

Vous avez pu lire vingt-quatre sonnets fait de ma main, treize qui ont été faits en commun avec d'autres personnes, trois qui sont de la main d'illustres morts ; vous avez pu lire un rondeau de ma main et un de la main d'un autre, six de mes rondels et deux d'autres personnes. Autant dire que je suis loin de mon projet d'un sonnet par jour ! Je suis plus proche de deux sonnets par mois, et avec un total de 50 poèmes présentés (de qualité souvent inégale il est vrai), presque un poème par semaine - ce qui est un ratio assez bon. Je n'ai d'ailleurs pas encore dopé les statistiques en présentant l'intégrale des chimères de Nerval, un projet que je voudrais faire depuis un moment déjà ... ça dopera les chiffres de l'année suivante.

Ce sont surtout ces derniers mois qui ont été bien stériles. A regarder les dates de parution des articles, j'ai du en poster un tous les mois, et cela depuis janvier-février, ce qui fait un quart de la vie de mon blog. J'ai d'ailleurs longtemps considéré l'idée de le fermer pour en ouvrir un autre ailleurs, plus exigeant, plus large, et plus souple en matière d'articles, mais finalement, non - je continuerais à écrire ici pendant encore un moment ! Je ne suis pas prêt à réaliser des projets plus ambitieux. Je pense donc que je resterais encore au moins six mois sinon un an de plus à mettre de mauvais sonnets sur un mauvais blog, et je vous souhaite bonne lecture pour l'année devant nous ! Avec un peu de chance, il y aura du nouveau par ici dans les jours à venir ...

Et joyeux anniversaire à mon frère, qui est né le 29 mai :]
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# Posted on Saturday, 30 May 2009 at 12:00 PM