C'est la fin des vacances

C'est la fin des vacances
Bonjour ! Ce blog n'a pas été actualisé depuis bien longtemps, une fois de plus - mais que fait son auteur ? Ben, il flemmarde. J'avais un sonnet à vous montrer depuis un bout de temps mais jusqu'à maintenant je n'ai pas pris le courage de l'écrire, de chercher une nature morte de Zurbaran, et de poster le tout sur mon site. Voila qui est chose faite maintenant !

Ce sonnet avait commencé en tant que sonnet à deux mains fait avec mon frère ; mais lui s'est mis à sécher tandis que moi j'avais plein d'idées. J'ai donc fini ce sonnet tout seul, et ni le second vers ni le thème ne sont vraiment de moi. Il a ensuite trainé au fond d'un cahier pendant plus d'un mois, et je le ressors enfin pour le publier ici.



Coule coule le long des jours
Prozac Setraline Orbénine
O pilule aimante et câline
O pilule aux si beaux atours

Si je pouvais t'avoir toujours
O ma drogue ô mon héroïne
Coule mon sang d'encre de chine
L'unique objet de mes amours

Coule coule le long des veines
Coule mon sang noir d'anxiogènes
Coule coule corps et biens sombrent

Sombrent dans tes bras d'amoureuse
O pilule es-tu malheureuse
Je m'en vais mourir dans ton ombre




A la relecture je ne l'aime pas beaucoup ; l'agencement des vers est brouillon et d'ailleurs il fut laborieux. Les fils des idées sont un peu décousus et ne tiennent pas toujours jusqu'au bout. Il y a des rejets ou des anticipations mal placées dans les vers, et il y a aussi des vers qui semblent n'avoir rien à faire à leur place, ou d'autres qui semblent avoir été forcés ensemble. Les rimes ne sont pas toutes bien faites. Mais le dernier tercet, aaah le dernier tercet, lui qu'est-ce qu'il me plait !

C'est tout pour aujourd'hui. A une prochaine fois, et promis je ferais en sorte de publier quelque chose plus rapidement cette fois-ci !
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# Posté le dimanche 17 mai 2009 08:00

SonnetII.txt

SonnetII.txt
Voici un petit poème que j'ai fait à partir d'un brouillon redécouvert et remanié (mes fichiers pullulent de documents aux noms vagues et fades comme "sonnetII.txt" et tout est toujours en désordre). J'ai posté une ancienne version de ce poème, mais la voici maintenant durement éditée, et elle a enfin une forme ressemblant à un sonnet.

Vient avec un tableau de Giorgio de Chirico. Vraiment ce n'est pas un peintre que j'achèterais pour décorer ma maison. Ses tableaux donnent tous ou presque une impression de vide, que ce soit avec de grands paysages bruns et bleu dénudés, ou des chambres aux murs vides que les personnages n'approchent pas - comme s'il y avait un centre d'action au milieu de l'immensité nue de la pièce. Il me fait parfois un peu peur, et rétrospectivement me fait penser au tableau de Dali posté plus bas.





Le jour part L'ennui
Demeure
Ce soir vient la pluie
A contrecoeur

Il fait nuit depuis
Des heures
Le temps comme un puits
Joue aux dormeurs

Il s'éveille et puis
Par peur
S'efface et s'enfuit
L'ennui demeure

S'efface et ma nuit
Ma nuit se meurt
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# Posté le lundi 06 avril 2009 15:34

Modifié le vendredi 10 avril 2009 08:06

Mérencolie

Me revoici après une longue absence (encore) due à une semaine de vacances et une semaine de rien, avec un poème aux rimes étranges et aux vers tout aussi étranges. J'ai encore en tête la petite musique de fin de film et la nuit tristoune où ne pas avoir vu ma copine depuis plusieurs jours commençait à me peser.

Maintenant je suis revenu à Paris, et avec la nuit qui est tombée (elle tombe partout on dirait, c'est fou) je me retrouve à rêvasser du temps d'avant, celui de mes 14 ans où je me laissais bercer dans la solitude et le silence par les musiques qui me bercent encore aujourd'hui.

Ah les temps d'avant.



Moi je vis de feuilles,
Comme les chenilles.
Suis-je un papillon
Dans un vol d'abeilles ?

Moi je vis de vent,
Comme aux temps d'avant.
Je parle cent langues.
Qu'y a-t-il d'avant ?

Moi je vis de rêves,
De songes suaves.
Serais-je un brouillon ?
Je vis tant d'épreuves ...

Les cieux sont brillants ;
Que mes nuits sont longues.



Mérencolie
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# Posté le mardi 10 mars 2009 16:01

La mort parfumée

La mort parfumée
Un groupe de musique dans les oreilles (du Paramore, pas du grand art, mais ils sont bons) quelques heures à attendre Ibtissem et puis, j'avais envie d'écrire, alors me revoilà sur ce blog aux publicités criardes et pas toujours de bon goût. Mais je redémarre, en faisant de moins en moins de sonnets et de moins en moins de poèmes en général, même si c'est toujours dans des thèmes dépréssivo-maladifs-la-vie-n'est-que-tristesse. Cette fois-ci c'est juste que je redécouvre que la musique coupe très bien du reste du monde. :]

Pour le tableau, sublime tableau, qui vient avec, il s'agit d'art nouveau anglais, La Mort Parfumée de Margaret Macdonald Mackintosh, que l'on peut voir plus grand ici sur Wikipédia (edit : et le voici en entier.). Je viens de découvrir cette auteure en tapant "art nouveau" pour chercher une illustration. Je ne regrette pas de l'avoir fait !



La musique de nouveau
J'entends les lignes de basse
Chanson de fleurs de pavot
De cordes qui s'entrelacent

Tout cela m'endort le cerveau
Dans un semi-sommeil filasse
Où tout se vaut plus rien ne vaut
Et puis plus rien ne me tracasse

La musique de nouveau
Moi j'attends que le temps passe
Musique de grands travaux
(Si beaux) Ça passe ou ça casse

Que voulez-vous que ça me fasse

# Posté le samedi 07 février 2009 13:03

Modifié le samedi 07 février 2009 13:32

Pour quelques heures en trop

Pour quelques heures en trop


Voici un poème fait il y a quelque temps, lors d'un partiel où je m'ennuyais ferme et déprimais un peu, ayant fini trop tôt et mal fait le devoir. Je l'accompagne d'un détail d'un tableau de Dali, celui avec une une chose étrange et des montres molles (comme vous pouvez le voir).



Des jours parfois plus longs que d'autres
Goutte à goutte coulent leur temps
Vivre dans l'ennui de l'instant
Ces jours sont d'étranges apôtres

Ils font du temps leurs poissons
Ils font magnifier l'attente
Trois minutes semblent trente
Nul ne sait trop ce qu'ils sont

Tant de projets subtils
Sont ensemble menés
Pour pourrir la journée
Quand donc partiront-ils
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# Posté le mercredi 21 janvier 2009 16:34

Modifié le jeudi 22 janvier 2009 13:13