Bonjour ! Ce blog n'a pas été actualisé depuis bien longtemps, une fois de plus - mais que fait son auteur ? Ben, il flemmarde. J'avais un sonnet à vous montrer depuis un bout de temps mais jusqu'à maintenant je n'ai pas pris le courage de l'écrire, de chercher une nature morte de Zurbaran, et de poster le tout sur mon site. Voila qui est chose faite maintenant !
Ce sonnet avait commencé en tant que sonnet à deux mains fait avec mon frère ; mais lui s'est mis à sécher tandis que moi j'avais plein d'idées. J'ai donc fini ce sonnet tout seul, et ni le second vers ni le thème ne sont vraiment de moi. Il a ensuite trainé au fond d'un cahier pendant plus d'un mois, et je le ressors enfin pour le publier ici.
Coule coule le long des jours
Prozac Setraline Orbénine
O pilule aimante et câline
O pilule aux si beaux atours
Si je pouvais t'avoir toujours
O ma drogue ô mon héroïne
Coule mon sang d'encre de chine
L'unique objet de mes amours
Coule coule le long des veines
Coule mon sang noir d'anxiogènes
Coule coule corps et biens sombrent
Sombrent dans tes bras d'amoureuse
O pilule es-tu malheureuse
Je m'en vais mourir dans ton ombre
A la relecture je ne l'aime pas beaucoup ; l'agencement des vers est brouillon et d'ailleurs il fut laborieux. Les fils des idées sont un peu décousus et ne tiennent pas toujours jusqu'au bout. Il y a des rejets ou des anticipations mal placées dans les vers, et il y a aussi des vers qui semblent n'avoir rien à faire à leur place, ou d'autres qui semblent avoir été forcés ensemble. Les rimes ne sont pas toutes bien faites. Mais le dernier tercet, aaah le dernier tercet, lui qu'est-ce qu'il me plait !
C'est tout pour aujourd'hui. A une prochaine fois, et promis je ferais en sorte de publier quelque chose plus rapidement cette fois-ci !