Chanson à boire

Chanson à boire
Et voici le dernier sonnet fait avec mon amie Merry Jane, qui nous avait fait beaucoup rire, dûment retravaillé en rondel (même si je ne sais toujours pas si c'était une bonne idée) et agrémenté d'une jolie image faite à l'encre de chine d'un peintre fantastique, Pieter Bruegel dit l'Ancien. Je vous encourage vivement à cliquer le lien pour voir l'image en plus grand, car elle regorge de détails cocasses qu'il serait dommage de manquer (comme le poisson à pattes, à droite) ! Je serais heureux de la voir en taille originale en fait.


Alors voici le sonnet à quatre mains originel :

Bien haut la main levons nos verres
Pour le plaisir, juste comm' ça
Pour nos patrons que l'on froissa
Ou bien pour soi, faut pas s'en faire !

Ou pour l'amour de nos salaires !
Qui s'en iront bien vite ainsi
Puisque nous les boirons aussi
C'est plus digeste que la bière !

Pourquoi s'en faire, on veut à boire !
On trouvera le reste après
On pourra le boire ce soir !

Buvons, boivons, plus de boisson
On a plus soif que les poissons
On a la soif, la vraie de vraie !




Et voici le rondel que j'ai fait :

Bien haut la main levons nos verres !
A la gloire de nos salaires ;
Buvons-les tous, pressons, pressons,
Il s'en vont de toutes façons.

A la gloire de nos boissons
Chantons chantons à l'unisson !
Bien haut la main levons nos verres !

A la gloire de nos chansons
C'est tout ce qui nous reste à faire,

Nous buvons plus que nécessaire,
Nous boivons plus que les poissons,
Buvons, boivons, chantons, mes frères,
Bien haut la main, levons nos verres !




Pour Pieter Bruegel :
- Voici l'image sans réduction de taille, qui se nomme Les gros poissons mangent les petits ;
- Et voici une liste de tableaux qu'il a peints.
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# Posté le lundi 27 octobre 2008 10:06

Modifié le lundi 27 octobre 2008 11:39

Merry Jane !

Merry Jane !
Aujourd'hui mon amie Merry Jane est venue, et nous avons passé la journée à faire des jeux de sociétés (après les avoir dépoussiérés) - et j'ai gagné tout le temps ! - et à écrire des sonnets plus ou moins délirants, à en abandonner d'autres qui ne nous menaient nulle part, tout en discutant de choses comme la façon dont l'image du Che s'est fait récupérer par le système capitaliste, ce qui montre sa capacité à intégrer tout et son contraire en son sein, à parler des mouvements d'extrême-gauche aux alentours de Nanterre (et AGEN qui me fait penser aux pruneaux) et de l'avenir de l'école, et de toute une kyrielle d'amusantes choses comme celles-la.

On a fait trois sonnets complets, mais je n'en montre que deux pour l'instant, car il y en a un tellement bien que je voudrais le réécrire complètement pour en faire une chanson, un rondel, ou quelque chose comme ça. Ce qui nous donne un sonnet en vers libres, qui ne veut rien dire, et un sonnet en vers à quatre pieds, qui ne veut tout aussi rien dire. Les voici :






Oyez braves gens, voici la chanson du samedi !
Disons ça pour l'instant, étendons, distendons
Attendons le bon feuilleton, nous en entendrons le ton
Sur un ton diabolique dissertons maritime

Les boissons fortes de marin d'eau douce, ça me dit
Et dis-donc il faut suivre, ou ton thon s'échouera
Et parmi les rats de choix elle fera ses choix de rats
Rateront, terre-à-terre, des merveilles bien amères.

Amère est la mer
Mère, disons, maudissons l'ère prochaine
Austère est la terre

Pieds sur terre mains en l'air un tercet se termine
Pendant que les éléphants s'ébattaient joyeusement,
Deux trois vers abîmés resteront sur cette fin.





Un deux trois quatre
Réfléchissons
Aux jeux de sons
Qu'ils jouent dans l'âtre

Ce vers est court
Couront au fait
On fait la fête
Le seul secours

Plus que 6 vers
On va trouver
Ce qu'on peut faire

Trois vers gravés
Pour pas trop cher
Mais bien lavés.
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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 17:34

Modifié le lundi 27 octobre 2008 09:19

Le sonnet du 25 octobre 2008

Le sonnet du 25 octobre 2008


C'est un sonnet fait à partir d'une strophe qui n'est pas de moi (la première) trouvée sur un forum ou je viens de m'inscrire. Je l'ai composé un peu rapidement hier soir. L'image est Carnation Lily Rose, un tableau de John Singer Sargent.



Courir les pieds nus sur la plage
Oublier qu'on a passé l'âge
De faire des châteaux de sable
De danser sur la table

Jouer à des jeux d'enfants sages
Jouer à tourner les présages
Sans vouloir rouler sous la table
Sans rouler sous la table

Mille chansons mille charades
Mille farandoles paradent
Courent courent avec le vent

Les désillusions sont brutales
Nous qui rêvions du temps d'avant
Et de chansons fatales
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# Posté le samedi 25 octobre 2008 06:57

Il ne faut pas confondre surréalisme et n'importe quoi.

Hop hop ! Après une longue attente (je suis bien loin de ma moyenne d'un message par jour) me revoila avec quelques sonnets, fait avec mon frère pour s'amuser, selon une technique assez spéciale. Nous écrivions un vers à tour de rôle, en ne se donnant que le dernier mot pour avoir la rime (et on tentait de s'envoyer les rimes les plus compliquées possibles, comme vous allez le voir) ; ce qui donne un résultat assez croquignolesque (j'adore ce mot, quelqu'un en a-t-il la définition ? ) et pour le moins psychédélique (j'adore ce mot-là aussi, mais je sais ce qu'il veut dire, lui ! ).

Donc, sans plus attendre, voici une poignée de poèmes délirants :




Buvant l'intègre thé en intégralité
Allons-y nous souffrons de douleurs ophtalmiques
On se fiche de vous avec force mimiques
Et voyez l'éléphant malheureux alité

On est avec Hélène, hurlant " fatalité ! "
Nous avions découvert ces belles céramiques
Et je rajoute un vers à tous ces vers chimiques
Hideuse paraphrase, ou laide oralité

Créature à la main pseudo-hypertrophiée
Mais on s'y est trop fiés, on s'est hyper trop fiés
Ramification digne du Parthe ? Et non !

Nous finirons tous fous, enfermés dans nos chambres
Ploutocéphale enfant, beau gosse tu te cambres
Devrais-t-on continuer ? Votre réponse est non.



Alitérer
Voyons la suite
C'est une fuite
C'est mal barré ...

Gnome aéré
A sa poursuite
La vis fortuite
Bon gré mal gré

Elephantesque
On y est presque
La gruge, et quoi ?

Moi j'aime Bruges
Oui, là, tu gruges !
Oui mais pourquoi ?



J'adore les frites
Paon, le chasseur meurt
On a de ces moeurs
Quelles hypocrites

On l'aura souscrite
Pan, le chat se meurt
De mauvaise humeur
Neuf vies qu'il se fritte

C'est la fin de tout
Je suis manitou
Oh, un bout de phrase

Fuyez le dragon
vive le klingon
Je clos, je l'écrase !



Un deux trois quatre cinq - non, j'ai perdu un pied !
Pourtant j'en avais six en ma bien belle strophe
C'est trop, c'est infernal, c'est une catastrophe !
Et quand j'aurais fini, donne ça à l'imp', yeah !

Grimpons dans ce sonnet qui est fait en plain-pied
Où est passé mon pied ? Qui l'eût su, j'apostrophe !
Et l'un des pieds devant s'est enfuie l'apostrophe
Et que ferais-je de ma rime en "impié" ?

On présuppose la pose, on pose et on l'impose
Et que ferais-je ici ? Alinéa ? Fin ? Pause ?
Tout se décompose et c'est bientôt fini

J'aurais aimé caser un mot genr' "polyptote"
C'est le mot de la fin, c'est celui que l'on t'ôte
Nullité de ces vers, ô gros gouffre infini !



Du jus de fleurs de sureau
Argh ! Couic. Fait celui qui crève
Si c'est un tic, je meurs, tac rêve
Un circonflexe sur O

Raté, mais moi, j'assure, oh !
Je suis serpent, j'exècre Eve !
Je crois ! Ma rime est en crève
Au Sealand on vit sur eau.

Ma chienne est noire, ah, la sphinge !
Un singe, je suis un singe !
Tu n'échappes pas à vrac

C'est une chanson de geste
Ce poème est indigeste,
Quand toutes tes dents font crac.



Ce soir, la lune se séchait
J'aime les orangs-outangs qui boivent
Qu'ils te rendent ce qu'ils te doivent
Mais voyez-vous je l'asséchait

Jean le méchant se rapprochait
Et l'éléphant qui crie "nakwave" !
En ancien françois nous la trouvoivent
Le subjonctif, il le sachait

A nous les tercets, on tercete, on tercete !
Que nous n'eussions de cassettes
Mais oui c'est ok, on s'en fout

A lire ça tu cataractes
Par la parole et par les actes !
Salafiste effet faux fou.





... oui, plus ça avance, moins c'est bon. Je sais. =]

# Posté le samedi 11 octobre 2008 15:09

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 05:16

Pour ma grenouille

Bonjour cher lectorat ! On ne peut pas dire que j'avance beaucoup ces temps-ci, je suis bien loin de ma moyenne d'un poème par jour que je voulais atteindre.

Le sonnet qui vient a été créé en peu de temps pour mon amoureuse, dans le but de lui remonter le moral (j'ai réussi ^^). Mon Ibtissem agit parfois comme une grenouille qui ne sait pas qu'elle est princesse et s'attriste de sa condition sans en voir la grandeur !

L'image est de Rockwell Kent, un peintre américain. Pour quelques tableaux de lui :

Le musée de l'Hermitage (St Petersbourg) qui a 26 tableaux.

La Collection Phillips qui a 6 tableaux de lui, et des descriptions très bien fichues pour les anglophones parmis vous.

Et Artcyclopédia où il faut fouiller un peu dans les liens.



Qu'est-ce qu'on sait
Des rêves
On s'en lassait
Leurs vies sont brèves

Le temps passait
Sans trêve
Le jour passait
Le jour se lève

Et dans tes cieux
Soucieux
Ton soleil brille

Et dans tes cieux
Précieux
Ton soleil brille

Pour ma grenouille

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 05:25

Modifié le dimanche 28 septembre 2008 05:38