Hop hop ! Après une longue attente (je suis bien loin de ma moyenne d'un message par jour) me revoila avec quelques sonnets, fait avec
mon frère pour s'amuser, selon une technique assez spéciale. Nous écrivions un vers à tour de rôle, en ne se donnant que le dernier mot pour avoir la rime (et on tentait de s'envoyer les rimes les plus compliquées possibles, comme vous allez le voir) ; ce qui donne un résultat assez croquignolesque
(j'adore ce mot, quelqu'un en a-t-il la définition ? ) et pour le moins psychédélique
(j'adore ce mot-là aussi, mais je sais ce qu'il veut dire, lui ! ).
Donc, sans plus attendre, voici une poignée de poèmes délirants :
Buvant l'intègre thé en intégralité
Allons-y nous souffrons de douleurs ophtalmiques
On se fiche de vous avec force mimiques
Et voyez l'éléphant malheureux alité
On est avec Hélène, hurlant " fatalité ! "
Nous avions découvert ces belles céramiques
Et je rajoute un vers à tous ces vers chimiques
Hideuse paraphrase, ou laide oralité
Créature à la main pseudo-hypertrophiée
Mais on s'y est trop fiés, on s'est hyper trop fiés
Ramification digne du Parthe ? Et non !
Nous finirons tous fous, enfermés dans nos chambres
Ploutocéphale enfant, beau gosse tu te cambres
Devrais-t-on continuer ? Votre réponse est non.
Alitérer
Voyons la suite
C'est une fuite
C'est mal barré ...
Gnome aéré
A sa poursuite
La vis fortuite
Bon gré mal gré
Elephantesque
On y est presque
La gruge, et quoi ?
Moi j'aime Bruges
Oui, là, tu gruges !
Oui mais pourquoi ?
J'adore les frites
Paon, le chasseur meurt
On a de ces moeurs
Quelles hypocrites
On l'aura souscrite
Pan, le chat se meurt
De mauvaise humeur
Neuf vies qu'il se fritte
C'est la fin de tout
Je suis manitou
Oh, un bout de phrase
Fuyez le dragon
vive le klingon
Je clos, je l'écrase !
Un deux trois quatre cinq - non, j'ai perdu un pied !
Pourtant j'en avais six en ma bien belle strophe
C'est trop, c'est infernal, c'est une catastrophe !
Et quand j'aurais fini, donne ça à l'imp', yeah !
Grimpons dans ce sonnet qui est fait en plain-pied
Où est passé mon pied ? Qui l'eût su, j'apostrophe !
Et l'un des pieds devant s'est enfuie l'apostrophe
Et que ferais-je de ma rime en "impié" ?
On présuppose la pose, on pose et on l'impose
Et que ferais-je ici ? Alinéa ? Fin ? Pause ?
Tout se décompose et c'est bientôt fini
J'aurais aimé caser un mot genr' "polyptote"
C'est le mot de la fin, c'est celui que l'on t'ôte
Nullité de ces vers, ô gros gouffre infini !
Du jus de fleurs de sureau
Argh ! Couic. Fait celui qui crève
Si c'est un tic, je meurs, tac rêve
Un circonflexe sur O
Raté, mais moi, j'assure, oh !
Je suis serpent, j'exècre Eve !
Je crois ! Ma rime est en crève
Au Sealand on vit sur eau.
Ma chienne est noire, ah, la sphinge !
Un singe, je suis un singe !
Tu n'échappes pas à vrac
C'est une chanson de geste
Ce poème est indigeste,
Quand toutes tes dents font crac.
Ce soir, la lune se séchait
J'aime les orangs-outangs qui boivent
Qu'ils te rendent ce qu'ils te doivent
Mais voyez-vous je l'asséchait
Jean le méchant se rapprochait
Et l'éléphant qui crie "nakwave" !
En ancien françois nous la trouvoivent
Le subjonctif, il le sachait
A nous les tercets, on tercete, on tercete !
Que nous n'eussions de cassettes
Mais oui c'est ok, on s'en fout
A lire ça tu cataractes
Par la parole et par les actes !
Salafiste effet faux fou.
... oui, plus ça avance, moins c'est bon. Je sais. =]