Sonnet du 28 mai 2008

Sonnet du 28 mai 2008
C'est une illustration de Gustave Doré pour La Comédie Divine de Dante ; elle représente le début de la troisième partie, ou Dante, accompagné de Béatrice, visite le Paradis. Je trouve qu'elle va bien avec mon mauvais poème (aux derniers vers trop mièvres), qui parle de Dieu et d'Ibtissem, ma Béatrice à moi.




DES ROUES DES ROUES DES ROUES


« Heureux les affligés,
car ils seront consolés
»
L'évangile selon Saint Matthieu, 5.04


Les roues de tes yeux cachent des mystères,
Jusqu'où remonter pour les découvrir ?
J'ai tout mon temps, je peux bien te l'offrir,
Mais toi tu souris pendant que j'espère.

Les roues de mon temps se jouent des sourires,
Roulons mon espoir tout droit en enfer,
Roulons toujours, l'espoir lui est offert,
Même en son enfer Dieu saura quoi dire.

Moi et mes questions dans tes vérités,
Cherchant la réponse alors que tout croule
Mais Dieu est présent alors que je coule,
Car Dieu est présent dans tous mes ratés.

Pour juste un mot, c'est pour ça que je roule,
Ne le sais-tu pas ? Dieu t'a racheté.
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# Enviado el jueves 29 de mayo de 2008 15:44

Modificado el jueves 05 de junio de 2008 20:16

Sonnet d'un accident survenu le 27 mai 2008

Sonnet d'un accident survenu le 27 mai 2008
SONNET D'UN ACCIDENT SURVENU LE 27 MAI 2008

Les gens parlent sur le trottoir
Ces gens qui sont tous de passage
Ces gens parlent tous de mirages
Quand nous deux nous vivons d'espoir

Tu sais là-haut dans les nuages
Dans les étoiles dans le noir
On espère toujours se voir
Et j'y vois toujours ton visage

L'esprit parti à l'aventure
Les yeux dans des cieux déchirants
Les pieds dans des routes futures

Et l'on en reste indifférent
Il faudrait toute une voiture
Pour me remettre dans le rang


Aujourd'hui en allant en cours, j'ai fait une belle bêtise, qui était de ne pas freiner au rouge et de continuer. Donc, pas d'accident, enfin je crois, puisque je n'ai rien entendu rien vu rien perçu, et il n'y a pas à se faire du titre du sonnet (je ne parle pas de la réalité tant que de ma réalité, ce qui est un peu différent), mais j'ai failli me faire renverser par une voiture qui commençait à démarrer. Le monde n'est pas fait pour les rêveurs à vélo.

Image : Landscape II, d'Allan d'Arcangelo, 1965. C'est classé comme étant du pop art.
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# Enviado el jueves 29 de mayo de 2008 03:19

Introduction

Introduction
Puisque lorsque l'on découvre l'oeuvre d'un poète, aussi mauvais soit-il, il est de coutume de composer avec son surdimmensionné égo, je me présente donc :

Je me nomme Matthew, Matthieu selon l'orthographe française, et je me suis entiché d'une foule de surnoms, tels que Phenyx (à l'orthographe changeante et quasiment inusité maintenant) et Faelshlmir (qui ne veut rien dire, certes) pour les plus anciens, Ancre et Malaika (Ange pour les non-arabophones) pour les plus récents, et tous les noms de mes personnages de jeux de rôles (c'est pourquoi l'on m'appelle Jolene, si si). Bilingue anglais (et aspirant quadrilingue espagnol - arabe (et rêveur polyglotte russe - allemand - portugais - hébreu - swahili - japonais - et - un - peu - tout, ca viendra ...)), je fais de la poésie depuis mes 16 ans, essentiellement en vers fixes. Le vers libre, c'est dur, quoiqu'on en dise.

L'image qui vient avec cet article est un tableau de Gustave Moreau, nommé Les Anges de Sodome. Si vous ne connaissez pas ce génie de la peinture qu'est Gustave Moreau, allez tout de suite faire un tour sur wikipédia, sinon je vous méprise, ignare. Si vous ne savez pas à quoi Les Anges de Sodome fait allusion, c'est à une histoire de la Bible ; d'ailleurs, et hors de toute considération religieuse, vu l'influence considérable qu'a exercé la religion catholique sur la culture française jusque dans les années 1950 (environ), lire ce gros bouquin ne vous sera jamais du temps perdu - si vous lisez en plus les quelques grands auteurs latins, vous comprendrez mieux les tableaux dans les musées.

Pourquoi ce tableau ? La première et seule véritable raison c'est qu'il me plaît. Ensuite, parce que je porte le nom d'un saint, qui est crédité de l'écriture d'une des trois évangiles synoptiques, et qui est communément représenté par un ange. Comme je trouve que ça le fait, j'utilise l'image de l'ange comme héraldique personnelle. Ensuite, parce qu'à partir de ce point j'étais censé trouver une transition avec la suite de cet article, mais que je n'y arrive pas, je continuerais donc en méprisant ces basses considérations indignes de mon génie.

Le but de ce weblog est, surtout, de me forcer à écrire. Pas de faire de jolis poèmes (je le fais très bien en-dehors, et je n'aime pas publier ceux-là). Skyblog, par sa facilité extrême, est tout à fait adapté à mon tempérament flemmard, c'est pourquoi je l'ai choisi. Ah, et aussi le fait que, paraît-il, ils enregistrent tout, et ça m'amuse de penser que dans un siècle, on fouillera des pages et des pages de mauvais sites pour tomber sur une mine d'or oubliée d'un alors grand et connu poète du vingt-et-unième siècle (bon courage chers archéologues). Je m'engage donc, comme je l'ai dit à coté, de faire de la quantité. Un jour, un sonnet. Mais je ne promets rien sur la qualité. Cet article insipide vous a déjà donné un avant goût de toutes manières, non ? ... Aussi, chaque article sera posté avec un jour de retard. C'est-à-dire que chaque jour je mets le sonnet de la veille. Cela pour la raison que j'ai tendance à écrire n'importe quand, et que cela assure un arrivage régulier d'articles. Vous ne risquez que peu de voir un message à 11h du soir, donc. Ah, tout ce qu'on ne ferait pas pour son public.

Bon, sur ce, bonne lecture.

# Enviado el jueves 29 de mayo de 2008 03:06

Modificado el domingo 01 de junio de 2008 10:29